Cacaoyer

Le cacao Arriba Nacional

L’agroforesterie avec le cacaoyer Arriba National

 

Préserver nos forêts tropicales en favorisant et gérant les techniques d'agroforesterie par la culture des cacaoyers tout en développant une activité économique durable pour la population :

  • Préserver à long terme notre écosystème, notre biodiversité en faisant revenir les animaux de la forêt
  • Favoriser la réduction des émissions de gaz
  • Améliorer les conditions de vie de la population à travers le renforcement de leurs capacités à utiliser leur environnement de manière durable
  • Etre responsable dans l'utilisation les méthodes agricoles : nourrir les habitants de la terre sans la détériorer et la détruire
  • Préserver les forêts des exploitations pétrolières qui détériorent actuellement l’Amazonie 

Notre objectif s’inscrit aussi dans un mouvement agroécologique.

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L'histoire du cacao en Equateur

L’Equateur était le premier exportateur mondial de cacao jusqu’au début du 20ème siècle. Dans les années 1900, les maladies et l’apparition de nouvelles cultures dans les colonies britanniques et françaises à travers l’Afrique et l’Asie ont fait perdre à l’Equateur sa première place. Durant la première moitié du 20ème siècle, le cacao perdit de son attrait et fut remplacé par les bananes et le café, plus lucratifs. L’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire et le Ghana deviennent alors leader mondial de la production de cacao en cuoltivant des fèves ordinaires, utilisées par l’agro-industrie pour la transformation des bonbons chocolatés.

Cela a changé en 2002, lorsque certains producteurs ont décidé de sauver la souche du cacao ancestrale équatorienne connu sous le nom Arriba Nacional et de mettre en œuvre un système de commerce direct avec les agriculteurs dans le pays. L’Equateur a su émerger comme un exportateur de fèves de qualité et est même devenu une destination de choix pour les globe-trotters chocolatiers. En conséquence, la production de cacao s’est convertie en une source durable de revenus pour les agriculteurs.

Les fèves de cacao indigènes de l’Équateur sont connues sous le nom de « Nacional » ou « Arriba », un nom censé provenir du lieu de sa découverte. Arriba signifie «en amont de la rivière » car de nombreuses plantations de cacao étaient situées le long du fleuve Guayas, qui coule vers le port de Guayaquil. Le chocolat équatorien est connu pour ses caractéristiques florales ainsi que pour avoir des arômes de fruits, tandis que d’autres ont plutôt un goût de noisette.

Le cacaoyer arriba nacional est un cacaoyer au rendement faible, 2 à 3 fois inférieur à celui de l'hybride CCN51 (clone). Tout cela en fait un cacaoyer rare, qu'il faut protéger pour perpétuer le goût "arriba"... 

Le cacaoyer Arriba National

 

Le cacaoyer arriba nacional est une variété rare et vulnérable qui a besoin de :

  • un sol fertile et drainé : les racines s’étendent sur un rayon de 5 à 6 mètres autour du pied et vont jusqu’à 2 mètres de profondeur
  • une chaleur moyenne de 25 °
  • un taux d'humidité de 85 %
  • une altitude entre 0 et 800 mètres
  • un peu d'ombre

Sa Pollinisation

L’arbre ne donne que très peu de fruits. En effet, normalement pour qu’un fruit voit le jour, une fleur femelle doit être obligatoirement fécondée par le pollen d’une fleur male qui en général se fixe aux pattes des insectes ou est emporté par le vent.

Mais cela ne fonctionne pas pour le cacaoyer car le pollen de la fleur du cacaoyer est pâteux et reste accroché à la fleur malgré le souffle du vent. De plus, la fleur qui normalement fait tout pour attirer les insectes (couleurs vives, arômes), celle du cacao est terne et n’a pas d’arôme. Seuls quelques moucherons permettent cette pollinisation qui ne peut avoir lieu que durant les 48 heures de vie de la fleur du cacaoyer.

Le cacaoyer ne fournit pas suffisamment de sève pour nourrir tous ces fruits, une partie va sécher sur l’arbre bien avant d’arriver à maturation.

Au final sur 100 000 fleurs, seules 200 sont fécondées et sur les 200 fruits, seuls 20 à 25 fruits arrivent à maturité. Un cacaoyer produit entre 1 et 2 kilogrammes de fèves par an pendant 10 à 20 ans de culture.

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Processus de l'élaboration de la fève de cacao

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  • Récolte des cabosses jaunes, ne pas ramasser les cabosses vertes, les fèves seraient alors trop acides
  • Ecabossage (extraction des graines)
  • Enlèvement des graines à la main
  • Fermentation des fèves avec la pulpe ou l'arome se développe : Pour cela nous allons devoir construire un centre de "acopio" ou la fermentation et le séchage des fèves se réalisent.
  • Séchage des graines pendant 14 jours, nous obtenons les fèves de cacao
  • Trie et sélection des fèves (on enlève les fèves endommagées)

Date de dernière mise à jour : 20/09/2019