QU'EST-CE QUE L'AGROFORESTERIE ?

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L’agroforesterie est un mode de culture associant des plantes ligneuses (arbres) pérennes en interaction écologique ou économique avec des cultures saisonnières ou d’élevage. L’agroforesterie se place à l'interface des questions d'agriculture, d'environnement et d’économie sociale. En intégrant des arbres dans les exploitations agricoles, l’agroforesterie permet de diversifier la production afin d’améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales.
L'agroforesterie permet de :

  • Protéger les plantes les unes par les autres contre leurs parasites qui permet de réduire l'utilisation d'engrais et de pesticides (diversité des cultures).
  • Combattre la sécheresse
  • Limiter la pollution des eaux.
  • Contribuer à la biodiversité et Stockage du carbone
  • Préserver les forêts primaires.
  • Améliorer la qualité des sols

Pour le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), qui s’est vu attribuer le Prix Nobel de la Paix, « plus d’un milliard d’hectares sont disponibles pour une conversion à des systèmes agroforestiers à haute productivité qui ont la capacité de réduire la pauvreté et la déforestation de manière significative et de séquestrer du carbone à grande échelle ».

L’agroforesterie avec le cacaoyer

Préserver nos forêts tropicales en favorisant et gérant les techniques d'agroforesterie par la culture du cacaoyer tout en développant une activité économique durable pour la population :

  • Préserver à long terme notre écosystème, notre biodiversité et faire revenir les animaux de la forêt
  • Favoriser la réduction des émissions de gaz
  • Améliorer les conditions de vie de la population à travers le renforcement de leurs capacités à utiliser leur environnement de manière durable
  • Etre responsable dans les méthodes agricoles : nourrir les habitants de la terre sans la détériorer et la détruire
  • Préserver les forêts des exploitations pétrolières qui détériorent actuellement l’Amazonie 

Notre objectif s’inscrit aussi dans un mouvement agro écologique :

  • Composer avec la nature
  • Utiliser les plantes locales comme herbicides
  • La qualité prime sur la quantité au rythme de la nature
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L'histoire du cacao en Equateur

L’Equateur était le premier exportateur mondial de cacao jusqu’au début du 20ème siècle. Dans les années 1900, les maladies et l’apparition de nouvelles cultures dans les colonies britanniques et françaises à travers l’Afrique et l’Asie font perdre à l’Equateur sa première place. Durant la première moitié du 20ème siècle, le cacao perd de son attrait et est remplacé par les bananes et le café, plus lucratifs. L’Afrique de l’Ouest, Côte d’Ivoire et Ghana en tête, devient alors leader mondial de la production de cacao, basant notamment sa stratégie sur les fèves «ordinaires», utilisées par l’agro-industrie pour la transformation des bonbons chocolatés.

Cela a changé en 2002, lorsque certains producteurs décident de sauver la souche du cacao traditionnel équatorien connu sous le nom « Arriba Nacional » et de mettre en œuvre un système de commerce direct avec les agriculteurs dans le pays. Ainsi, Pacari Chocolat remporte la première place au concours International Chocolate Awards en 2012. L’Equateur a su émerger comme un exportateur de fèves de qualité et est même devenu une destination de choix pour les globe-trotters chocolatiers. En conséquence, la production de cacao s’est convertie en une source durable de revenus pour les agriculteurs.

Une étude archéologique récente pense que l’Équateur pourrait même avoir été le foyer d’origine de la fève de cacao. On a trouvé il y a peu une poterie céramique datant de 3.300 avant JC qui contenait des restes de cacao. La découverte, faite dans la région amazonienne du sud de l’Équateur, Zamora, suggère que des fèves de cacao ont été récoltées et consommées il y a plus de 5000 ans.

Les fèves de cacao indigènes de l’Équateur sont connues sous le nom de « Nacional » ou « Arriba », un nom censé provenir du lieu de sa découverte. Arriba signifie «en amont de la rivière » car de nombreuses plantations de cacao étaient situées le long du fleuve Guayas, qui coule vers le port de Guayaquil, la plus grand port de l’Equateur. Le chocolat équatorien est connu pour ses caractéristiques florales ainsi que pour avoir des arômes de fruits, tandis que d’autres ont plutôt un goût de noisette.

Le Nacional est un cacaoyer au rendement faible, 2 à 3 fois inférieur à celui de l'hybride CCN51 (clone). Tout cela en fait un cacaoyer rare, qu'il faut protéger pour perpétuer le goût "arriba"... 

Le cacaoyer Arriba National

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Le cacaoyer ARRIBA NATIONAL est une variété rare et vulnérable qui a besoin :

  • d’un sol fertile et drainé. Les racines sont traçantes s’étendant sur un rayon de 5 à 6 mètres autour du pied et vont jusqu’à 2 mètres de profondeur
  • d’une chaleur moyenne de 25 °
  • d’un taux humidité important (forêts pluviales, tropicales). la pluviométrie annuelle optimale est de 1 500 à 2 500 mm et le taux d'humidité optimal est de 85 %
  • d’une altitude entre 0 et 800 mètres
  • d’ombre mais pas trop

Sa Pollinisation

L’arbre ne donne que très peu de fruit : normalement pour qu’un fruit voit le jour, une fleur femelle doit être obligatoirement fécondée par le pollen d’une fleur male, en général celui-ci se fixe aux pattes des insectes qui viennent butiner et qui passent d’une fleur à l’autre ou le vent disperse le pollen.

Cela fonctionne pour la plupart des arbres fruitiers, mais pas pour le cacaoyer, le pollen de la fleur du cacaoyer est pâteux. Le vent peut souffler, le pollen reste scotché à la fleur, la fleur qui normalement fait tout pour attirer les insectes (couleurs vives, aromes), celle du cacao est terne et n’a pas d’arôme. Finalement il n’y a que quelques moucherons pour tenter l’aventure qui devront faire vite car les fleurs du cacaoyer ne vivent pas plus de 48 heures.

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De plus, le cacaoyer ne fournit pas suffisamment de sève pour nourrir tous ces fruits, une partie va sécher sur l’arbre bien avant d’arriver à maturation.

Au final sur 100 000 fleurs, seul 200 sont fécondées et sur les 200 fruits, seul 20 à 25 fruits arrivent à maturités : Un cacaoyer produit entre 1 et 2 kilogrammes de fèves par an entre 10 et 20 ans de culture : bon rendement. La récolte se fait 2 fois par an.

Processus de l'élaboration de la fève de cacao

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  • Récolte des cabosses jaunes, nepas ramasser les cabosses vertes, les fèves seraient alors trop acides
  • Ecabossage (extraction des graines)
  • Enlèvement des graines à la main
  • Fermentation des fèves avec la pulpe ou l'arome se développe : Pour cela nous allons devoir construire un centre de "acopio" ou la fermentation et le séchage des fèves se réalisent.
  • Séchage des graines pendant 14 jours, nous obtenons les fèves de cacao
  • Trie et sélection des fèves (on enlève les fèves endommagées)

Date de dernière mise à jour : 02/11/2017

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