Cacaoculture Agroforestière - Equateur

Le projet se situe en Equateur (Amérique du Sud) à Puerto Misuhualli.
A l’est de Tena, Puerto Misahualli est un port situé sur le fleuve Rio Napo, en plein cœur de la forêt subtropicale. C’est un village et le point de départ pour effectuer des séjours en Amazonie. Les activités touristiques comme la navigation en pirogue, la rencontre de communautés indiennes pour découvrir leurs us et coutumes, la découverte des plantes médicinales, de la faune et de la flore, de l’artisanat local permettent à la population d'avoir certaines ressources financières.
Cependant la recherche de l'or, la culture du cacao et du riz est aussi un bon moyen d'obtenir des recettes et certains propriétaires n'hésitent pas à déforester totalement leurs parcelles de terre afin de les exploiter.

En janvier 2019, formation au cacao ARRIBA NATIONAL

Notre salarié et les volontaires sont formés à la prépartion du sol, et à la plantation des cacaoyers le 29 janvier 2019

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D'aout à Décembre 2018, Préparation à l'arrivée de la nouvelle équipe

Arrivée de l'équipe en Novembre 2018

 

la construction de la maison d'acceuil est réalisée pour acceuillir les volontaires et notre salarié sur place

 

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En mars 2018, Préparation à la Plantation et à l'arrivée de la nouvelle équipe

La plantation expérimentale de cacaoculture agroforestière est donc en cours de réalisation. les arbres seront plantés tous les 5x5mètres (où actuellement dans les productions les cacaoyers sont plantés tous les 3x3m ce qui apporte peu de soleil et développe la moniliose qui provoque 30 à 40% de perte de cabosse). Puis dans un carré de 25 m2, il sera rajouté 4 arbres dont 3 fruitiers et 1 bois d'oeuvre ou médicinal. 

Avec l'agroforesterie, nous diminurons le nombre de maladies, favoriserons la biodiversité, diversifions les produits qui peuvent amener des recours économiques (les fruits) et les animaux, nous l'espérons reviendront dans les cultures en se nourrisant des fruits des arbres. Les arbres fruitiers/bois d'oeuvre/médicinals sont fournis par ISPHINGO, l'association basée à TENA qui accompagne les agriculteurs aux méthodes d'agroforesterie. Nous avons commandé pour le mois d'octobre 2018 :

- Du bois nobles et médicinals : chuncho, cedro, laurel, tamburo, ceibo, moral, pechiche, isphingo (la canelle de l'Amazonie) , canelo negro, intatchi, cedrillo, canelo amarillo, 17 variétés dont plusieurs qui sont en voix d'extinction 
- Du manioc, de la canne à sucre, ananas, cacahuète, papa china, piment, de la banane, plantain, de la vanille, du poivre et arbres fruitiers, etc...

- les cacaoyer nationals ARRIBA greffés sur du national arriba, 800 plants qui sont réalisés par INAL NAPO, l'organisation de Fabrice Boucher qui se trouve près de LORETO, en Amazonie

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En été 2017, Formation à la production de cacao

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En été 2017, nous nous sommes formés avec l'entreprise Inalnapo qui travaille avec Fabrice Boucher qui exporte du cacao haut gamme et qui a plusieurs chocolatières en France. Le responsable de production est venu dans notre cacaoyère et nous avons pu constater que le clone n'était effectivement pas un produit de qualité et que la moniliose était présente sur les arbres. 

Nous avons donc décidé de remplacer tous les clones par le pur cacaoyer à saveur unique et recherché par le Arriba National (photo à gauche le cacao rouge le clone, le cacao jaune le National, le cacao tomate clair un clone pollinisé avec un national). 

https://www.sudouest.fr/2015/04/16/tf1-diffuse-samedi-un-reportage-sur-le-bordelais-fabrice-boucher-planteur-de-cacao-en-equateur-1894170-4693.php

En été 2016, lorsque que la cacaoyère de "Cacaos Clones" a été désherbée. On y voyait enfin clair...

En Novembre 2015, découverte du terrain

Le projet commence en 2015 où nous trouvons ce terrain de 30 hectares à l'abandon. Il y a quelques hectares de forêt primaire, le reste en forêt secondaire et une cacaoyère de CCN51 qui est en friche, les arbres ont à peu près 5 ans. Etant dans une zone tropicale les mauvaises herbes montent très haut (jusqu' 5mètres) et étouffent les cacaoyers par l'humidité qui deviennent sensibles à la maladie "la moniliose" et deviennent aussi des abris pour les insectes de toute sorte.

En été 2016 nous nettoyons la cacaoyère, environ 3 hectares, ce qui nous a permis de découvrir la partie supérieure et de faciliter l'acces au terrain. Ainsi environ 4 hectares au total sont débrouisaillés par 12 employés pendant 1 semaine. Les arbres fruitiers (citronniers, goyaviers) mais aussi certains grands arbres comme le Ceibo, les Cèdres, laurels ont été mis en valeur et les cacaoyers sont taillés . Ensuite nous avons pu nous rendre compte de l'étendu de la cacaoyère, des spécificités géographiques du terrain (ravines, ruisseaux), mais aussi de la déforestation. En effet une partie des arbres nobles ont été coupés pour la vente il y a plus de 20 ans. La propriétaire avait acheté le terrain en 1996 à une personne qui exploitait les arbres.

En décembre 2016, la cacaoyère est nettoyée à nouveau par Marcia (photo à droite). En parallèle nous faisons une étude sur la valeur économique des fèves de cacao et nous nous rendons compte que la cacaoyère est principalement le clone CCN51 (un hybride créé par l'homme pour résister à la moniliose et qui produit plus. En revanche ce clone n'a pas de saveur, il est racheté en Equateur par les agro-industriels comme Nestlé pour le chocolat bas de gamme. Et comme il n'a pas de saveur il est vendu $0,20 la livre. Un faible revenu pour un travail conséquent...

Marcia 2

Date de dernière mise à jour : 03/02/2019

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