L'utilité des arbres

L’arbre producteur d’oxygène, purificateur de l’air et source de vie : Les arbres, puits de carbone séquestrent le CO2 (gaz carbonique) dans l’atmosphère puis le transforme et le rejette en oxygène. Dans notre région, chaque hectare de forêt permet de stocker 50 tonnes de carbone, soit 2 millions de kilomètres d’une voiture.

En méditerranéen : un arbre séquestre environ 7Kg de CO2 par an

Pour 1000 arbres : 7 tonnes par an x 80 ans = 560 tonnes

En Amazonie : un arbre séquestre environ 15Kg de CO2 par an

Pour 1000 arbres : 15 tonnes par an x 80 ans =  1 200 tonnes

 

L’arbre générateur de pluie : Il ne suffit pas que de la vapeur d’eau soit présente dans l’atmosphère pour qu’il pleuve, il faut des germes autour desquels s’agglomèrent les molécules d’eau de plus en plus nombreuses, de sorte qu’elles finissent par former une goutte d’eau qui tombe. Les arbres émettent des molécules (des VOC : volatil Organic Compound)  qui servent de germes. Non seulement les arbres envoient de la vapeur d’eau dans l’atmosphère mais ils sont également capables de contrôler le retour de cette eau sous forme de pluie. QUELQUES HECTARES DE FORET SUFFISENT POUR QU’IL PLEUVE

L'arbre, synonyme de diversité biologique : La disparition d'une seule espèce végétale peut entraîner à elle seule l'extinction de 30 espèces animales.

L'arbre lutte contre l'érosion du sol : La plantation et la conservation des arbres sont d'excellents moyens de lutte contre l'érosion du sol notamment due aux travaux de construction. Les racines des arbres maintiennent le sol en place dans les terrains en pente. Les arbres permettent de stabiliser et de régulariser l'hydrologie du sol et le niveau de la nappe phréatique.

L'arbre améliore la qualité de l'eau : Ses racines permettent de filtrer l'eau et ainsi obtenir une meilleure qualité de l'eau. Sa présence réduit le volume des eaux de ruissellement, protège les sources d'eau et réduit les dommages causés par les inondations.

L'arbre participe à la régularisation des écarts extrêmes de température : Les arbres dégagent de la vapeur d'eau dans l'atmosphère par le processus de l'évapotranspiration. Ce phénomène influe sur le degré d'humidité locale et tempère les variations extrêmes du climat. Il a été démontré que le déboisement augmente la température de l'air, augmente la vitesse des vents et modifie la configuration régionale ou locale des précipitations.

L'arbre protège contre la chaleur : Les espaces boisés constituent une protection contre la chaleur par le rafraîchissement de l'air ambiant.

L'arbre peut améliorer les sites arides et perturbés : Certains arbres, membres de la famille des légumineuses, ont la capacité de fixer l'azote atmosphérique et de croître dans des conditions de sol pauvre tel les sites particulièrement arides et perturbés.

L'arbre est un attrait pour la faune : Les arbres assurent l'habitat (abri, protection et nourriture) à plusieurs espèces d'oiseaux, insectes et petits animaux.

L'arbre protège contre le bruit : Les arbres servent à diminuer le bruit ambiant. Une ceinture d'arbres de 30 mètres d'épaisseur réduit le bruit de 6 à 8 décibels. Une atténuation de 12 décibels correspond à une diminution de la sensation sonore de l'ordre de 50%.

L'arbre : élément architectural (mise en valeur du paysage) : L'arbre est un élément architectural à part entière qui vient rompre la monotonie et la rigidité des structures.

L'arbre et la qualité de vie : L'arbre vient nous rappeler le rythme des saisons, donc la nature, et le rapport que nous avons avec elle qui contribue à notre état psychologique.

L'arbre et l'ornementation : les arbres améliorent l'esthétique du paysage urbain en créant un changement de texture, un contraste de couleurs et de formes.

L'arbre et l'éducation environnementale : Les espaces boisés représentent des lieux privilégiés de rencontre avec le milieu naturel pour l'interprétation de la nature, la sensibilisation à la conservation des espèces.

L'arbre, moteur économique : La valeur économique des arbres est considérable dans l'utilisation de matériaux de construction, de bois d'œuvre, de bois de chauffage, de pâte à papier ou de l'industrie de la transformation de produits forestiers. Les milliers d'emplois directs et indirects que génèrent l'arboriculture, la sylviculture et l'horticulture en font une branche économique importante.

L'arbre, attrait touristique : L'engouement les régions boisés et les parcs suscite l'intérêt et la convoitise des touristes. Ceci est un atout économique non négligeable pour la population.

L'arbre, économiseur d'énergie : Une plantation d'arbre située du côté nord d'une résidence peut contribuer à réduire sensiblement les coûts reliés aux frais de chauffage durant l'hiver. En période estivale, les arbres judicieusement placés autour d'une habitation abaissent la température et diminue du même coup l'utilisation du climatiseur.

L'arbre, inhibiteur d'accidents : La présence d'arbres en bordure des voies rapides permet la réduction des vents et réduisent l'éblouissement causé par le soleil. Les végétaux contribuent donc, à leur façon, à réduire le nombre d'accidents routiers.

L'arbre et la plus-value financière d'une propriété : Les arbres, par la plus-value financière, accroissent la valeur des propriétés. Cette plus-value peut augmenter d'environ 10 à 23% la valeur d'une maison et parfois aller jusqu'à 30% de la valeur totale.

L’arbre nourricier : qui nous apporte des fruits et évite les importations

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Les arbres peuvent-ils compenser les émissions de CO2 ?

Les chercheurs Gregorio Montero et Ricardo Ruiz Peinado, du département des Systèmes et Ecosystèmes forestiers du Centre de Recherches Forestières, à l’Institut National de Recherche Agronomique ont étudié les modalités de captation du carbone par les différentes espèces d’arbres présentes en Espagne. Leurs travaux sont très intéressants puisqu’ils permettent de savoir quelle quantité de carbone capte un chêne centenaire, une simple table en bois ou encore, tous les massifs forestiers du pays. Tout comme le reste des plantes, les arbres absorbent le CO2 et gardent le carbone de la molécule. Ils l’utilisent sous forme de hydrates de carbone dans ses processus métaboliques pour leur croissance. De cette façon, les atomes de carbone restent fixés dans le tronc, les racines, aidant à retirer l’excès de CO2 dans l’atmosphère qui provoque le changement climatique. Du moins, pour le moment.

Comme l’explique Ricardo Ruiz Peinado, le carbone constitue environ 50% du poids sec d’un arbre. Par exemple, un pin sylvestre, d’environ une tonne, serait composé d’environ 500 kgs d’eau et les 500 kgs restant seraient composés à moitié de carbone qui seraient équivalents à environ 915 kgs de CO2. Tout ce carbone se maintiendra dans l’arbre tant qu’il restera vivant mais retournera dans l’atmosphère dès que l’arbre sera détruit par un incendie ou encore, après sa décomposition à sa mort. En fonction des espèces, le processus de retour du CO2 dans l’atmosphère peut tarder des mois à des siècles. Que se passe-t-il si l’arbre est coupé ? Les chercheurs apportent des réponses différentes en fonction de ce en quoi l’arbre coupé est transformé. Si l’arbre est utilisé pour fabriquer du papier, le CO2 retournera à l’atmosphère en fonction de la décomposition de la fibre de papier lors des cycles de recyclage (au maximum 6). Néanmoins, si l’arbre sert à fabriquer une table en bois, le CO2 pourrait resté capturé pendant des décennies, jusqu’à la destruction de la table.

Pouvons-nous prétendre absorber le CO2 émis par les activités en humaines en plantant des arbres ? la combustion des fossiles par les moteurs des avions, des automobiles et des usines dégage du CO2 qui a été stocké pendant des millions d’années alors que les arbres qui seraient plantés ne peuvent le retenir que pendant quelques décennies. Les ingénieurs rappellent que le CO2 retourne toujours dans l’atmosphère. La plantation d’arbres ne résout pas le problème du changement climatique mais fournit un sursis utile pour trouver des solutions réelles et durables. La question n’est pas seulement de savoir quelle quantité de carbone peut fixer un arbre mais aussi pour combien de temps.

Les arbres qui captent la plus grande quantité de carbone sont les plus jeunes, en phase de croissance. Les massifs forestiers les plus anciens s’ils participent à contenir du CO2 ne contribuent plus à en retirer davantage. Ces ingénieurs ont développé un modèle de calcul qui permet de peser non pas seulement le poids d’un seul arbre mais aussi celui d’un massif forestier entier ainsi que d’estimer la quantité de carbone qu’il peut absorber. Ils ont pu estimé que la totalité des massifs forestiers espagnols permettaient de stocker 3,3 milliards de tonnes de CO2, soit environ neuf fois les émissions espagnoles totales de CO2 au cours de l’année 2009. Ils ont aussi pu déterminer que les massifs forestiers espagnols permettent de capter près de 87 millions de tonnes de CO2 chaque année, du fait de leur croissance naturelle. Le modèle développé par ces deux ingénieurs espagnols permet aussi d’extrapoler les données de captation carbone par portion d’arbres : racines, branches, feuilles et recueillir des données très précieuses dans le cadre d’une sylviculture du carbone. Ceci implique de conserver les arbres existants, les protéger contres les incendies, les pluies acides, et favoriser la régénération des massifs forestiers.

Oui, les arbres compensent les émissions de CO2

Date de dernière mise à jour : 03/02/2019

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