L’Equateur était le premier exportateur mondial de cacao jusqu’au début du 20ème siècle. Dans les années 1900, les maladies et l’apparition de nouvelles cultures dans les colonies britanniques et françaises à travers l’Afrique et l’Asie ont fait perdre à l’Equateur sa première place. Durant la première moitié du 20ème siècle, le cacao perdit de son attrait et fut remplacé par les bananes et le café, plus lucratifs. L’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire et le Ghana deviennent alors leader mondial de la production de cacao en cuoltivant des fèves ordinaires, utilisées par l’agro-industrie pour la transformation des bonbons chocolatés.
Cela a changé en 2002, lorsque certains producteurs ont décidé de sauver la souche du cacao ancestrale équatorienne connu sous le nom Arriba Nacional et de mettre en œuvre un système de commerce direct avec les agriculteurs dans le pays. L’Equateur a su émerger comme un exportateur de fèves de qualité et est même devenu une destination de choix pour les globe-trotters chocolatiers. En conséquence, la production de cacao s’est convertie en une source durable de revenus pour les agriculteurs.
Les fèves de cacao indigènes de l’Équateur sont connues sous le nom de « Nacional » ou « Arriba », un nom censé provenir du lieu de sa découverte. Arriba signifie «en amont de la rivière » car de nombreuses plantations de cacao étaient situées le long du fleuve Guayas, qui coule vers le port de Guayaquil. Le chocolat équatorien est connu pour ses caractéristiques florales ainsi que pour avoir des arômes de fruits, tandis que d’autres ont plutôt un goût de noisette.
Le cacaoyer arriba nacional est un cacaoyer au rendement faible, 2 à 3 fois inférieur à celui de l'hybride CCN51 (clone). Tout cela en fait un cacaoyer rare, qu'il faut protéger pour perpétuer le goût "arriba"...